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Samedi 14 Octobre 2006

La friperie

 

Ce marché qui fait des heureux !

 

 

 

Au moment où l’Algérie connaît une embellie financière non égalée depuis au moins deux décennies, avec une rente pétrolière sans précédent, des pans entiers de la société continuent à sombrer dans la paupérisation la plus étouffante, pour ne pas dire qu’elle frôle l’inimaginable dans certains cas. Aux longues files d’attentes devant les restaurants Rahma durant ce mois sacré, d’autres indices déterminants s’ajoutent pour apporter une preuve cinglante d’un état de fait qui ne laisse personne indifférent sur la dégradation du pouvoir d’achat du pauvre citoyen algérien. Ainsi, dans ce petit reportage que nous avons monté à partir de la réalité des marchés, nous nous sommes fait fixation sur la prolifération des friperies qui est un autre indice de pauvreté qui démontre, si besoin est, comment les maigres bourses trouvent dans les stands appelés communément « chiffonne » des endroits indiqués pour se vêtir à bas prix.

En effet, au cours de virées que nous avons effectué aux marchés de M’chedallah dans la wilaya de Bouira et celui de Tazmalt dans celle de Bejaia, nous nous sommes aperçu que cette prolifération n’est pas pour autant fortuite d’autant qu’elle constitue un marché fructueux autant pour les commerçants que pour les consommateurs qui se ruaient sur la marchandise made in et bon marché qui leur est proposée. Au niveau de ces deux marchés hebdomadaires, il nous a été permis de constater que la friperie ne cesse de gagner du terrain, et le nombre sans cesse croissant des citoyens qui s’y rendent ne trompe pas sur la florescence de cette activité. Des gens de tout âge et de même de toutes les couches sociales viennent chercher par ici leurs vêtements du lendemain. Moumouh, agriculteur de son état que nous avons rencontré à Tazmalt en train de faire le tri dans un tas de fripe étalée à même le sol, nous dira d’emblée «le marché de  la fripe est le seul endroit où on peut se permettre d’acheter des vêtement de marque à des prix plus ou moins raisonnable » pour ajouter «avec une rente très limitée et une famille nombreuse de dix personnes, dites-moi comment pourrais-je subvenir à tout les besoins de la famille ? C’est pratiquement impossible. C’est dire que ce marché est notre dernier recours qui nous permet de vêtir nos enfants avec une marchandise qui vient des pays développés». Pour d’autre, c’est un moyen de combler le manque de « El marqua » qui se vend dans les vitrines à des prix dépassants tout entendement. C’est l’exemple de Yacine, ce jeune de 23 ans qui s’est procuré une paire de Santiago américains dans ce marché et qui nous déclara ceci « je suis un féru des marques étrangères, mais vu les prix du neuf et parfois même la non disponibilité d’une certaine marchandise, le marché de la fripe est le plus indiqué. Pour preuve, cette paire de santiags est introuvable sur le marché local, et dans le cas où on la trouve, n’imaginez pas que ça soit au prix de celle-ci : 1200 DA ».

Cela dit, les raisons de ce regain d’intérêt pour la friperie trouve son explication dans plusieurs raisons qui ne font pas pour autant l’unanimité entre les gens qui fréquentent ces étales de fortune. Pour certains, c’est la dégradation du pouvoir d’achat, mais pour d’autres, notamment les jeunes, c’est la recherche des marques déposées introuvable sur le marché du neuf qui en est le motif. On connaît bien le penchants de nos jeunes envers les produits étranger et à contrario, leur dédain envers la production locale, mais il demeure non moins important de souligner que cela ne pourra guère justifier, à lui seul, ce recours effréné à la fripe. Hamid, un autre jeune de 30 ans que nous avons rencontré au marché de M’chedallah, n’hésite pas à déclarer que « de toute façon, quoique la fripe revêt un caractère dégradants dans l’esprit des gens qui l’assimile souvent à l’habit de misère, moi je vois tout autrement d’autant que ce marché n’offres pas que des guenilles » pour renchérir encore « en ce qui me concerne, je m’en sert en toute conscience, car je préfère un habit qui vient d’Europe ou d’Amérique, malgré son état, qu’un habit neuf algérien ». C’est un avis enfin ! Cependant, si cet avis semble partagé par un nombre important des jeunes d’aujourd’hui, la raison économique n’est pas pour autant à écarter. Moussa, un marchant de fripe qui affirme avoir déjà versé dans le commerce des habits neufs affirme que «la majorité des gens qui cherchent leurs vêtement dans la friperie, sont ceux qui ne peuvent pas se les permettre tous neufs » à notre question sur son changement d’activité et les dividendes que la fripe semble générer, notre interlocuteur nous répond sans ambages « c’est un marché très fructueux, on achète au Quental et on vent à la pièce. On ne fait que trier pour avoir une variété de produits vendus à des prix arrêtés selon la qualité et l’état de l’habit. Cela fait, une diversité de vêtements et des prix qui aillent de 50 DA la pièce à 1500 DA ».

 

Néanmoins, un fait maquant mérite bien d’être cité, à savoir le fait que les barons de la friperie ne cessent d’innover et  d’inonder le marché avec une variété incommensurable de vêtements allant jusqu’aux sous-vêtements. Le pire est à craindre pour ce dernier cas, surtout que la majorité des marchands que nous avons interrogé nous ont assuré que ça marche comme des petits pains. En effet, ces sous vêtements usés se vendent, mais que dirait-on de la santé de ces pauvres citoyens qui, par ignorance et/ou nécessité font toujours recours à ces produits bon marché. Des médecins que nous avons interrogés à ce propos, n’ont pas hésité à pointer du doigt accusateur les bailleurs de fonds de ce marché à haut risque pour dire que des mesures discrétionnaires doivent être prises pour l’interdiction pure et simple de la vente de ces vêtements incriminés. Cela dit, si cette marchandise fait inéluctablement des heureux parmi les pauvres citoyens, elle ne manque pas, par contre, de constituer un danger dont les conséquences peuvent s’avérer fâcheuses de par le fait que ces habillements sont des vecteurs incontestés de maladies incurables. Ainsi, les spécialistes en infectiologie que nous avons interrogé, tirent la sonnette d’alarme pour prévenir le pire à craindre. Cela même qui nous fait dire que si la friperie semble faire des heureux dans une société qui ne cesse de voir son niveau de vie connaître une baisse vertigineuse, il n’en demeure pas moins qu’elle suppose des méfaits dont les conséquences seront incalculables, au cas où des mesures de prévention ne sont pas prises avant que le pire ne se produise.                                                                                                                     Lyazid Khaber         

 

 

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Mercredi 11 Octobre 2006

TIZI OUZOU

 

Ce qu’on appelle, une capitale de province !

 

 

 

           


La commune de Tizi Ouzou, chef lieu de wilaya du même nom demeure sans conteste ce qu’on peut appeler la capitale du majestueux Djurdjura. Sa situation stratégique qui la met au cœur de la  Kabylie lui offre la position privilégiée d’être le point de chute, et le carrefour où toute la paysannerie de la province se communique.

 

 

 


 

 

 


Elle grouillait quotidiennement de montagnards qui viennent de  partout en haute Kabylie, ce qui fait le caractère montagnard de cette ville attachée aux valeurs ancestrales, et même au mode de vie communautaire connu chez les Kabyles d’entant.

Située à 100 Km à l’est d’Alger, elle se fait l’image d’une ville satellite dans l’aire d’influence du grand algérois. Limitée au nord-ouest par la commune de Draa-Ben-Khedda, au nord c’est les communes de Sidi Naman et Ait Aissa Mimoun, situées sur la rive nord du bas Sebaou. Au sud, c’est les communes de d’Irdjen et d’Ath Aissi qui lui donne cette ouverture panoramique sur les hauteurs de la majestueuse montagne. Autant que pour le coté sud-ouest avec les commune de Maatkas, souk El Thenin, et Ath Zmenzer. L’autre grande porte qui s’ouvre devant une plaine fertile est celle débouchant sur les vergers de Tizi Rached,

Région natale du célèbre poète Si Mouh Ou M’hand.

Etant donné que cette ville de compagne se situe au seuil entre plaines et montagne, sont relief est plutôt accidenté avec au nord le mont de Baloua qui culmine à 496 m, au centre le relief est constitué principalement de collines qui culmine à une moyenne de 50 m d’altitude avec dans sa partie sud une pente de plus de 12%, alterné par la plaine et les piémonts. Cela même qui lui

Imprime un caractère d’hétérogénéité où un grand ensemble géomorphologique se distingue. Ainsi, du coté sud, et à fur et à mesure qu’on avance dans le massif central de la wilaya le relief devient de plus en plus montagneux.

A plus forte raison, la position géographique ainsi que le relief de la ville des Genêts, comme son nom l’indique d’ailleurs, fait d’elle un passage obligatoire contrôlant par là un important noeud de communication desservant les région de haute Kabylie en général, au même titre que celles de la Kabylie maritime, du cote de Tigzirt et d’Azeffoun. Du fait, sa position géostratégique lui offre le privilège d’assurer le transit vers Bejaia, Bouira et plus important aussi l’algérois…Cela lui a valu le qualificatif de capitale du grand Djurdjura.

Ainsi, plusieurs facteurs ont contribué à l’évolution de cette commune qui pour des raisons sociologiques sauvegarde son caractère de  « El Biladj ». Ici on retient son évolution démographique sans cesse croissante avec une population estimée en 1990 à 100.717 habitants. Les estimation élaborées par l’ANAT donnent la croissance démographique de cette ville à 197.659 pour l’an 2010 pour ainsi atteindre, en suivant le même ordre de croissance, les 233.296 en l’an 2015. Cela même qui fera, selon les estimations de la DPAT (direction de la planification et de l’aménagement du territoire de la wilaya), un taux d’accroissement de 2,188, et ce jusqu’à l’horizon 2005.

Tizi Ouzou ; une ville historique :

 

Il est plutôt absurde de parler de Tizi Ouzou sans l’intégrer dans le cadre géo-historique auquel elle appartient. Ses servitudes ont donc variées selon les aléas de l’histoire et du changement des pouvoirs successifs passés par là. Point de passage qu’elle était pendant la présence  Romaine (1er-Ve siècle), elle ne manque pas d’être l’un des milieux privilégiés pour l’installation d’un bordj militaire, après l’invasion turque (XVIIe à 1830).la colonisation française quand à elle trouve en cette vallée  l’une des meilleurs porte lui permettant de conquérir une région restée indépendante, 24 ans après l’invasion de Sidi Fredj, un certain 5 juillet 1830.

Ainsi, la première expédition contre Tizi Ouzou a été dirigée par le général Bugeaud en 1844. Mais, cette dernière était soldée d’un échec cuisant à cause de la farouche résistance des Tizi-ouziens de l’époque. Dix ans après, en 1854, une nouvelle expédition  fut organisée par l’armée coloniale, pour enfin arriver à occuper le côle des Genêts. C’est là où commence à pousser une nouvelle architecture, et le model citadin fut imprimé par les colons à ce bourgue.

 

 

Le 8 octobre 1872, Tizi Ouzou est érigée pour la première fois en commune mixte. Par la suite elle deviendra, en 1874, le chef lieu de la sous préfecture de grande Kabylie. Là, la commune commence sérieusement à prendre les allures d’une ville. L’érection d’infrastructures «  modernes »et sa dotation de moyens de communication et de transport permettront son désenclavement. Pour exemple probant, on cite l’inauguration en 1888 de la première ligne ferroviaire reliant Alger à Tizi Ouzou. Ainsi ce bourg montagneux a évolué jusqu’à nos jours. Tizi Ouzou poste indépendance reste ce qu’elle était depuis toujours, la capitale du Djurdjura.

Cependant, s’il y a un fait marquant qu’il faut impérativement relever concernant cette évolution a travers les années, c’est plutôt le fait qu’elle garde à nos jours son image de ville de montagnards. Fait probant, les habitudes citadines n’arrivent pas à s’incruster dans la mentalité des Tizi-ouziens. Etant donné l’environnement naturel montagneux, l’autre raison de ce «  conservatisme » demeure le fait que la ville est habitée pour l’essentiel par des populations descendues de la montagne. Ainsi, de l’autre part, elle se trouve fréquentée quotidiennement par plus de200.000 montagnards. Cela est dû au fait que cette localité représente un point de chute et de communication pour toutes les populations de grande kabylie.

A l’heure actuelle, il est utile de signaler que vu le taux de croissance de la population de cette ville, plusieurs insuffisances se font sentir au gré des jours, notamment en matière d’aménagement urbain et de développement local. Cela sans compter les autres problèmes bravés quotidiennement par les citoyens, et qui à plus forte raison empêchent l’amorce du processus de  modernisation de cette localité. Quand bien même des efforts sont consentis par les autorités communales, Tizi attend toujours ses jours meilleurs.

 

En matière d’habitat :

 

La commune de Tizi Ouzou comptabilise 22.299 logements des ménages ordinaires selon l’RGPH établi en 1998, soit 9,8% des logements au niveau de toute la wilaya. Cependant, ce qui est remarquable demeure le fait que la commune est en chantier permanent. A remarquer aussi qu’il y a de plus en plus de chantiers de densification dans le tissu de la ville qui, pour sa part, traduit une véritable prise de conscience de la plus valus de position dans la trame urbaine. C’est là une véritable mutation du rural à l’urbain.

Ainsi, il s’avère que le type de construction prédominant sur l’ensemble du territoire de la commune, est la construction individuelle. La prolifération des coopératives immobilières est pour beaucoup de choses, dans l’urbanisation de la ville des Genêts. En plus de cela, des projets de construction sont envisagés par les autorités locales, notamment ceux s’inscrivant dans le cadre du projet d’extension de la ville vers la zone ouest.

En matière d’emploi :

 

Avec une population active de base estimée à 234.077 habitant, le taux d’activité demeure faible avec 21%seulement, soit157.608 habitant occupé sur le total de la population active. Cela même qui amène le chômage à une moyenne de 32,7%.Concernant les branches d’activité des habitants de la commune, on note qu’elles touchent divers secteurs ; sauf que les activités industrielles et d’agriculture ne sont pas vraiment convoitées. Cela même qui fait que l’activité économique principale des populations Tizi-ouziennes demeure sans conteste le commerce, et les travaux publics.

Ainsi, et pour combler le manque en matière d’emploi, les autorités communales ne

 cesse de chercher des solutions concrètes à ce fléau. Des initiatives ont été prises, notamment en matière de soutien à l’emploi de jeunes, à l’exemple de la réfection des infrastructures des ex-galeries pour les céder ensuite aux jeunes promoteurs ayant bénéficié du soutien de l’ANSEJ. C’est là une manière de contribuer à la résorption du chômage.

Alimentation en eau potable et assainissement :

 

La ville de Tizi Ouzou est alimentée en eau potable à partir de la nappe du Sebaou. Cependant, vu que cette nappe n’arrive pas à satisfaire la demande en la matière, notamment en périodes d’été, cette source se trouve renforcée par 26 forages en exploitation à l’heure actuelle. Ainsi, il y a lieu de signaler que l’alimentation en eau potable demeure en deçà  de la consommation malgré tous les efforts consentis. D’ailleurs, durant l’été et à chaque année, les services de la mairie font recours aux citernes mobiles pour approvisionner les citoyens en eau potable.

Quand à l’assainissement, il y a lieu de relever certaines insuffisances, d’abord en terme de couverture où, si l’en trouve que tous les quartiers sont raccordés, le réseau d’assainissement se trouve défectueux dans certains endroits. On note par ailleurs que dans les anciens quartiers comme celui de la haute ville et de Redjaouna le réseau est plutôt ancien et loin de pouvoir canaliser les eaux usées déversées quotidiennement.

Ainsi, autre point faible, la situation actuelle en matière d’assainissement nous renseigne sur des rejets à ciel ouvert dans des oueds comme c’est le cas de oued Sebaou et de Oued Aissi. Un cas de figure qui ne manque pas de contribuer à un déséquilibre environnemental.

 

Santé publique :

 

En plus de l’existence au niveau du chef lieu de la commune d’un centre hospitalo-universitaire (Neddir Mohammed), d’un sanatorium au niveau de Redjaouna dont le total est de 848 lits, et d’une cliniques médicale, ayant la moyenne de 72 lits,  il y a lieu de signaler que la couverture sanitaire s’étend aux autre localités où on trouve dans chacune une salle de soin. Les cliniques privées sont aussi fort nombreuses pour combler le vide laissé par le secteur public. On dénombre à l’heure actuelle six cliniques privées qui sont localisées au niveau du chef lieu seulement.

Cela nous permet de dire que la couverture sanitaire au niveau de cette ville ne souffre aucun manque. Et si on saura que des projets de construction et/ou de rénovation de nouveaux dispensaires sont à l’ordre du jour, on n’aura qu’à saluer les efforts des responsables de ce secteur ayant fait preuve d’abnégation et de persévérance dans la gestion de leur secteur.

En conclusion…

Si la ville des Genêts a depuis la nuit des temps présenté une perspective d’une importance capitale, vu sa situation géostratégique et les richesses qu’elle peut générer a travers le développement des activités économiques rentables, il demeure que la perspective de sa croissance et de son développement sont mal envisagée. Sans planification et ni projet urbain, cette ville donne inneluctablement l’image de ce qu’on appelle «  une ville banale »

Cela même qui nous amène à dire qu’il n’est pas pour autant aisé de conclure sur ce thème de la croissance de cette ville, comme d’autres d’ailleurs, car cela doit impérativement susciter des études approfondies, étant donné que plusieurs interrogations restent en suspens.

Lyazid KHABER

 

 

 

 

 

 

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Mercredi 11 Octobre 2006

Secteur sanitaire de M’chedallah

 

Consignes et circulaires rigoureusement appliquées

 

 

 

Tout compte fait des difficultés et des contingences quotidiennes auxquelles les responsables du secteur sanitaire de M’chedallah se trouvent confrontés, des efforts considérables sont toutefois fournis à tous les niveaux. En effet, et aucours d’une virée que nous avons effectué au niveau de l’hôpital de ladite ville, nous avons pu constaté de visu l’ordre et la discipline qui y règnent. Sous la bienveillance de Talah Makhlouf, directeur de l’établissement, tout porte à croire que la gestion est rigoureuse. Un suivi quotidien et permanent est ainsi opéré et les services sont fonctionnels selon les règlements en vigueur.

Il est certes des insuffisance remarquées notamment en matière de couverture sanitaire à l’échelle de tout le secteur, mais cela n’influe pas pour autant de façon négative sur le bon fonctionnement du service. La hiérarchisation des soins est dûment respectée, et les praticiens sont partagé selon les normes en vigueur dans le domaine. Avec 22 salles de soins réparties à l’échelle de toute la daïra, un centre de soin pour chaque commune et une polyclinique dotée de tout les moyens nécessaires, les responsables du secteur que nous avons rencontré, ne se plaignent pas pour autant que des perspectives sont déjà projetées pour renforcer le personnel déployé sur le terrain. Ainsi pour 110 000 habitant il y a actuellement 24 médecins généralistes sans compter les autres spécialistes et praticiens de diverses spécialités.

A cela s’ajoute un bloc opératoire, un centre de transfusion sanguine, un laboratoire d’analyses médicales et une pharmacie où tous les médicaments sont disponibles selon la demande enregistrée. Ainsi, et pour mieux gérer cette officine, un comité du médicament est dûment installé et travail directement sous l’œil bienveillant de la direction du secteur, avec en plus l’existence d’un stock de secours prévu pour parer aux éventuelles ruptures de livraison.

Pour ce qui est de la prévention ; des campagnes sont régulièrement organisées notamment au niveau des établissements sociaux-éducatifs. Des UDS (unité de santé) sont installés au niveau des établissements importants et qui travaillent en étroite collaboration avec les BHC (bureau d’hygiène communal). D’ailleurs, et selon les responsables de ce secteur, une campagne de consultation généralisée sera incessamment effectuée au niveau des établissements scolaires, juste après la rentrée en septembre prochain. Quant aux examens de dépistage, ils se font régulièrement au niveau du centre de transfusion de l’hôpital.

Sur un autre volet, et en plus des mesures d’hygiène observées avec rigueur au niveau de cet hôpital, il y a l’application stricte des consignes en matière de santé et particulièrement les circulaires ministérielles réglementant le fonctionnement du secteur. L’un des responsables que nous avons interrogé à ce propos nous dira que « la rigueur dans la gestion se traduit par l’application stricte de la réglementation, car for heureusement que les textes législatifs et/ou réglementaires ne sont pas ce qui manque ». Dans le même sillage, notre interlocuteur qui nous parle des mesures prises pour permettre un bon fonctionnement car estimant que « dans le domaine de la santé, on n’a pas le droit à l’erreur, et c’est la conscience qui fait le bon médecin ». Cependant, il se trouve que certaines dispositions réglementaires butent contre la réticence des patients. C’est d’ailleurs le cas de la dernière circulaire du ministère de tutelle interdisant l’introduction de toute nourriture ou literie dans l’enceinte de l’hôpital. Les responsables de cet hôpital ont affirmé que cette décision est mise en application depuis le 30 juin dernier, et la seule denrée tolérée à présent est l’eau minérale. Là on insiste sur le caractère préventif de cette disposition visant la diminution des cas de complication causées par les repas non diététiques introduits par les visiteurs.

Par ici on affirme que les agents de l’établissement ont été confrontés à une sorte de résistance, combien même passive, de la part des patients et de leurs parents qui usent de tous les subterfuges afin d’introduire certaines denrées dans l’ignorance des méfaits que cela puisse causer aux malades. Ainsi et pour mieux surveiller les aller et retour des visiteurs, les agents de sécurité de l’établissement demeurent sur le qui-vive durant toute la période que dure la visite. Quant à la literie, il n’y a que les draps qui sont tolérés dans cette hôpital, et ce pour ne pas toucher à la sensibilité des malades qui par préjugé refusent d’user des draps de l’hôpital.

Enfin, il est loisible de conclure que les conditions de séjour au niveau de l’hôpital de M’chedallah ne prêtent plus aux visions alarmistes et si on ne peut dire qu’elles encouragerons les gens à venir y séjourner, nous pouvons aisément dire que ceux qui y sont admis ne se plaindrons pas.

Lyazid Khaber     

           

 

 

 

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Mercredi 11 Octobre 2006

Chanson / Lmouloud Ou Yedder

 

La poésie à fleur de peau

 

 

 

Comme tout les jeunes Kabyles qui continuent, chacun à sa manière, de braver les défis d’une vie miséreuse. Lmouloud Ou Yedder, issu de la couche moyenne, a choisi le chemin combien pénible d’un chanteur qui tente tant bien que mal de semer la joie autours de lui.

 

C’est avec sa modestie légendaire qu’il nous reçoit dans la cafétéria qu’il tient depuis déjà plus de deux ans au chef-lieu de la commune de M’chedallah et ne se gênait pas d’entonner quelques airs ou de déclamer quelques vers dés que le besoin se fait sentir dans sa gorge de troubadour. Il avoue ne pas pouvoir se taire malgré les conditions qui le réduisent à l’anonymat. La poésie est devenue, de ce fait, l’ombre de sa silhouette et sa voix tonitruante fait de lui le ténor de la chanson d’amour et de l’espoir qu’il continue à bercer comme dans une idylle chantée à voix basse.

 

Lmouloud, a la poésie à fleur de peau et il a, dés son jeune age, choisi les chemins escarpés de l’art et de la rhétorique. Sont penchant pour la chanson Kabyle le prend à user de ses cordes vocales pour exprimer ses sentiments les plus tendres et les plus ardents. Sa sensibilité d’artiste le conduit par la suite à pleurer le sort de son pays, ce qui, par contre, ne la pas empêché de fredonner l’amour, l’espoir et…la joie de vivre.

 

Paradoxalement, Lmouloud est presque inconnu du grand public. Mais, sa profonde conviction et sa passion l’ont depuis toujours, encouragé à continuer son chemin…contre vents et marrées. Toutefois, il ne semble pas pour autant cacher sa tristesse quant au devenir de la chanson Kabyle qui d’après lui connaît une vraie décadence, notamment en thématique. Il dira en substance « les pionniers sont partis et la chanson ne cesse de sombrer depuis qu’elle est devenue un fond de commerce » .

 

Incontestablement prédestiné pour la chanson, il voue un intérêt particulier pour la poésie. Sa manière de manier le verbe est l’autre facette de la médaille, celle qui témoigne de l’originalité du sens qu’il accorde à ses sensations. Par ailleurs, eu égard à sa vocation innée de chanteur, son maître, Youcef Mammeri professeur en music était pour beaucoup dans la carrière du jeune artiste. Ce dernier l’incitât et l’encourageât à faire ses premiers pas dans le monde de la chanson. Puis c’est un long parcours qui débouche à l’enregistrement de son premier album en 2000, sou le titre « azfuf ».

 

C’est là une expérience mal digérée par l’artiste puisque l’enregistrement et les mixages ont été mal faits. Cependant, cela n’a jamais constitué une raison pour que Lmouloud abandonne la partie. Depuis, l’artiste ne cesse de faire de nouvelles compositions qui, assurément, ne manqueront pas d’émerveiller. Aussi, un recueil de poésie est déjà fin prêt et n’attend que la publication. Un autre front que Lmouloud compte bien ouvrir pour mieux faire passer son message.                                                                                                                    Lyazid Khaber

 

 

 

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Mercredi 11 Octobre 2006

Parc national du Djurdjura

 

Entre intérêts socio-économiques et écologie

 

 

 

Le parc national du Djurdjura, l’un des espaces naturels et forestiers les plus importants que compte l’Algérie se trouve à l’heure qu’il est confronté à une multitude de difficultés inhérentes aux moyens disponibles et/ou mis en œuvre par les pouvoirs publics pour sa préservation et les exigences qu’impose ses caractéristiques de milieu naturel protégé. Depuis sa création en vertu du décret n° 83/460 du 23 Juillet 1983, cet espace qui se chevauche entre les wilayas de Tizi Ouzou et de Bouira couvrant par là une superficie estimée à 18 500 ha incluant une vingtaine de communes, ne cesse de poser la problématique de sa gestion avec acuité et à fur et à mesure que les menaces qui pèsent sur l’environnement prennent de l’ampleur à l’intérieur même de ses frontières et dans les abords immédiats. Ainsi, le fait qu’il soit inscrit parmi les zones protégées de la planète par l’UNESCO, ce qui lui a valu l’insigne honneur d’intégrer le réseau mondial des réserves biosphères (M.A.B) en date du 15/12/1997, ne manque pas pour autant de mettre les responsables chargés de sa gestion devant de nouveau défis qui ne sont pas des moindres.

 

En effet, les responsables de ce parc qui ne perdent pas de vue l’importance de ce patrimoine humanitaire ne manquent pas pour autant de soulever les questions inhérentes à la gestion de cet espace. Dans un document que nous nous sommes procuré, les rédacteurs qui ne sont autres que des responsables de cet organisme, écrivent que « Un parc n’est pas seulement un espace où les éléments naturels activent. C’est un territoire plus ou moins anthropisé, où vivent des populations, où existent une dynamique socio-économique, où interviennent d’autres secteurs et services »  pour ajouter que « l’écologie, la flore, la faune, les paysages ne sont que quelques aspects de la gestion d’un parc qui, nécessairement doivent intégrer et associer les autres éléments et facteurs sociaux, économiques et culturels, qui interviennent dans le territoire du parc. Il s’agit d’en contrôler la dynamique, de la moduler, parce que cette dynamique risque de nuire au parc et à la mission qui lui est assignée ».

 

 

 

Impératif de développement et défense de la nature

 

 

 

L’interconnexion qu’il y a entre les impératifs de développement local et ceux de la préservation pure et simple de l’espace naturel n’est pas à démontrer. Il y a là une relation antagonique qui, au lieu de créer une synergie active liant les efforts conjugués par les différents acteurs socio-économiques, creuse encore plus le faussé entre ces deux finalités qui, en réalité, se complètent. L’absence d’harmonie et le manque d’engagement de la part des collectivités locales ainsi que des autres services des secteurs sensés contribuer à l’essor des activités diverses permises à l’intérieur du territoire du parc, se pose comme un handicap qui met la direction du parc devant le fait accompli pour ne pas dire à rude épreuve. Pourtant le champ d’intervention du parc est tellement large qu’il englobe une diversité d’activités qui dans la plupart des cas se les dispute à d’autres secteurs plus spécialisés. Sa mission ne se limite pas donc à la préservation des richesses naturelles et paysagères mais aussi le patrimoine culturel local. Ce qui fera aussi qu’il soit un support pratique aux activités scientifiques, pédagogiques, de sensibilisation, d’initiation et de découverte de la nature et des richesses qu’elle renferme. Ce qui fait que tous les secteurs et autres acteurs sociaux doivent converger sur cet impératif majeur qui est de contribuer à toute activité initiée par le parc, d’autant plus que cela ne se limite pas aux seules limites de ce dernier, mais s’étend même aux zones périphériques d’autant que les missions qui s’y opèrent en ont indéniablement des répercutions. Pour cela, les rédacteurs du document en notre possession suggèrent la création d’un organe de coordination et d’orientation des activités des secteurs intervenant à l’intérieur et/ou dans les zones environnantes du parc. D’ailleurs, il est suggéré que cet organe vient remplacer le conseil d’orientation prévu dans les statuts du parc et qui pratiquement n’a jamais joué le rôle qui lui est assigné.

 

Ainsi, il est a signaler que des problèmes d’incommodité des projets initiés se sont apparus au fil du temps, et n’ont de cause que les visions étroites des responsables des différents secteurs intervenant qui, de l’avis de plus d’un parmi les fonctionnaires du parc que nous avons rencontré, ne prennent en compte que les intérêts de leurs secteurs sans se soucier aucunement de l’importance du lieu d’implantation de leurs projets. Un fait marquant selon le rédacteur du document précité: « Le parc a été considéré comme un espace que l’on investit selon des modalités qui évacuent la nécessité de préservation de la nature ; donc selon des préoccupation strictement sectorielles ». Cela même qui a conduit à une réaction rigoureuse de la direction du parc ayant aboutit à l’annulation pure et simple de certains projets et l’arrêt de travaux en phase de réalisation.

 

 

 

Primauté du naturel sur le socio-économique

 

 

 

Cependant, il à noter que la direction du parc est loin de faire le gendarme en matière de protection de l’environnement et cet espace naturel exposé à une diversité de menaces. Par là c’est la problématique de gestion de cet espace qui se pose plutôt avec acuité et rigueur. Certains points sensibles méritent bien d’être soulignés pour enfin jeter un regards pour le moins furtif sur les défis que pose la gestion d’un tel organisme. Commençons par les ressources hydriques : celles-ci se posent en termes d’antagonismes entre les besoins socio-économiques et ceux de la faune qui peuple cet espace naturel et qui, par conséquent, ne peu survivre sans cette denrée vitale. Cela fait que tout projet d’exploitation des sources d’eau se trouvant à l’intérieure du parc, doit tenir compte de l’exigence de préservation de la nature avant même de penser à une exploitation à des fins socio-économiques importantes que soient-elles. Même cas pour ce qui des exploitations minières à l’exemple des carrières d’agrégats dont on dénombre deux au niveau du parc national du Djurdjura et dont la création avait précédé celle du parc. Le principe de leur fermeture était retenu depuis 1987 par le vice-Ministre des forêts et de l’environnement de l’époque. Par la suite, toutes les propositions d’ouverture de nouvelles infrastructures du genre ont été rejetées in extenso.

 

Les autres projets de réalisation de routes et autres infrastructures touristiques, culturelles et sportives à l’intérieure du parc ne doivent pas pour autant échapper à la règle qui en tout état de cause, consacre la primauté du naturelle sur le socio-économique.  D’ailleurs, et dans un passé récent, des projets de construction de routes, des stades et autres infrastructures ; dont les activités sont considérés comme étant non-conformes aux objectifs de préservation du milieu naturel ; ont été arrêtés. Cependant, un effort d’investissement au sein même du territoire du parc n’est pas à ignorer car il y a bien des secteurs qui sans porter atteinte à l’environnement naturel, contribuent par contre à développer des dynamiques socio-économiques très rentable et protectrice de la nature. Des activités jusque-là marginalisées et qui ne manqueront pas de contribuer au développement rural au cas où elles soient promues. On cite le secteur agro-sylvo-pastoral qui compte tenu des potentialités qu’il recèle, il peut générer autant de richesse et par là une solution aux différents problèmes socio-économiques qui se posent dans les zones montagneuses. Comme aussi l’agriculture de montagne qui doit recevoir plus d’intérêts de la part des autorités en charge du secteur, car elle ne manquera pas de contribuer à créer une dynamique d’investissement permettant de maintenir la population sur place et éviter l’exode rural dont les conséquences ne sont pas à démontrer. Cependant et à une condition qui est celle du respect rigoureux des règles de l’agro-écologie consistant en l’utilisation sélective et modérée des produits chimiques ainsi que le développement des méthodes de valorisation du patrimoine végétal local.

 

D’autre part, les autres activités qui ne rentrent pas dans le cadre de la promotion du patrimoine naturel du parc ne sont pas pour autant incriminées. C’est le cas du tourisme qui s’il pose d’énormes problèmes dans le cas où il est exercé de manière classique, il demeure l’un des support économique du parc et ce dans la mesure où il soit respectueux de l’environnement, des valeurs culturelles locales et ayant un effet dynamisant sur les activités exercées par les populations locales. Les responsables du parc du Djurdjura proposent à cet effet, dans le document suscité «la construction des unités hôtelières discrètes et de dimension réduite qui reflètent dans leurs fonctions le patrimoine culturel local par leur aspect architectural qui doit être fidèle au modèle local, la fourniture de prestation qui soient conformes aux valeurs locales telles que par exemple les traditions culinaires ».

 

Quant à l’industrie, elle peut tout de même être développé dans les zones périphériques du parc, mais à la condition d’être respectueuse de l’environnement. Elle doit être non polluante et en rapport avec l’agriculture qu’il faut encourager et mettre en valeur pour un développement durable. Le document en notre possession ajoute une autre condition qui fait que toute industrie dans les zones limitrophes du parc doit être « peu consommatrice d’eau pour éviter la concurrence avec les milieux naturels pour cette source limitaire qu’est l’eau. Sans pour autant occulter les possibilités qu’offrent les industries à la technologie élémentaire ou utilisant les techniques traditionnelles ».

 

S’agissant des activités sportives et de jeunes, le parc à mis en place un plan d’action consistant initialement en des campagnes de sensibilisation envers les jeunes. Il s’agit là, d’aider la frange juvénile à créer et à intégrer des clubs de sports de montagne et des associations écologiques. D’ailleurs, un effort colossal est conjugué dans ce sens notamment à travers les sorties sur le terrain et l’organisation de stages de formation au profits des jeunes venus de tout horizon à l’exemple du stage organisé le mois d’Août dernier au niveau de la station touristique de Tikjda. Cependant, la contribution du secteur éducatif notamment avec la création de classes vertes ne manquera pas de renforcer cette campagne de sensibilisation dont les résultats ne seront que satisfaisants.

 

 

 

Moyens mis en œuvre et exigences du terrain

 

 

 

Enfin, la problématique de gestion des espaces naturels à l’exemple du parc national du Djurdjura ne cesse pas de se poser avec autant d’acuité car tant que les autres secteurs ne contribuent pas à cette œuvre majeurs qu’est la protection de l’environnement, les différents problèmes qui constituent un empêchement à l’essor de ce parc, continueront à s’y dresser comme des barricades. Ainsi, les débarcadères se trouvent érigées à tous les niveaux et notamment à l’échelle des collectivités locales qui semblent totalement ignorer l’importance d’un parc naturel pour le développement d’activités permettant d’enclencher des dynamiques économiques prometteuses à l’échelle locale. Pourtant, et si on se limite au devoir sinon l’obligation de ces collectivité de veiller sur la protection de l’environnement, la législation ne laisse aucun vide. On cite entre autres la loi n° 83-03 du 5 février 1983 relative à la protection de l’environnement et qui consacre expressément la responsabilité des collectivités locales dans ce domaine. Il y a aussi le décret n° 90-78 du 27 février 1990 relatif aux études d’impact sur l’environnement. Comme d’ailleurs, il y a toute une batterie de lois et règlements qui régissent le domaine et précisent les responsabilités de chacun. De là et jusqu’au moment où tous les services concernés et autres secteurs d’activités reconnaissent leurs devoirs mais surtout agir dans le respect des règles régissant le domaine qui n’est pas seulement l’apanage des seules responsables du parc, la problématique de gestion de cet espace demeure posée. A cela s’ajoute les difficultés rencontrées quotidiennement par les employés de ce parc. On cite le manque de moyens humains et matériels constituant le talon d’Achille de cet organisme dont la gestion est compliquée de tous points de vues. Considérant l’importance que revêt ce parc, il demeure impératif que des mesures concrètes soient prises pour juguler les difficultés actuelles et mettre en avant une politique rationnelle de gestion permettant de joindre l’intérêt socio-économique à celui de défense de la nature. Cela sans ignorer l’importance de la prise en considération des études et autres recherches scientifiques initiés par la direction du parc en collaboration avec des universités et autres instituts spécialisés à l’exemple de l’I.N.A d’El Harrach et le C.N.R.S (France) pour ne citer que ces deux-là. Des études qui ne manqueront pas d’éclairer les responsables sur l’opportunité de chaque initiative d’investissement qu’ils puissent entreprendre.                                                                                                                                               Lyazid Khaber

 

 

 

 

 

Parc National du Djurdjura

Plusieurs espèces avifaunes en voie de disparition

 

 

Le parc national du Djurdjura qui s’étend sur une superficie totale de 18550 Ha et situé à 140 Km au sud d’Alger demeure ce qu’on peut qualifier de parc de haute montagne constitué de massifs culminant à une hauteur comprise entre 600m et 2308m d’altitude. Cela même qui fera qu’il soit peuplé d’une multitude d’espèces animales et notamment avifaunes. Renseignements pris ; le Djurdjura reste l’un des rares endroits de prédilection de l’avifaune et particulièrement de rapaces contenant une population estimée à 112 espèces regroupées dans 32 familles d’oiseaux. Cependant, si la variété recensée au niveau de cette région est plus qu’importante d’autant que certaines espèces sont rares, d’autres sont menacées de disparition pure et simple.

Ainsi donc, et selon des sources concordantes, la situation actuelle ne plaide pas pour des jours meilleurs pour ces animaux soumis à rude épreuve ces dernières années. La dégradation du lieu     biotope, notamment par la destruction du tissus floral ainsi que la déprédation semblent être les raisons principales de l’extinction patente de ces animaux. Un avis que partagent plusieurs écologistes qui parlent même de l’inconscience de certains citoyens qui s’adonnent à la destruction des nids et à la chasse pure et simple de certaines espèces rares à l’exemple des vautours dont le nombre, selon nos sources, peut être compté au bout des doigts.

En somme, il est utile de tirer la sonnette d’alarme pour que tous les moyens soient mobilisés pour parer à la fin tragique de ces oiseaux dont le service rendu à la nature n’est plus à démontrer. Cela va sans dire que des fonds important doivent être mobilisées pour soutenir l’effort herculéen auquel les services des forets consentent quotidiennement avec, malheureusement, des moyens rudimentaires qui demeurent loin de pouvoir éviter la catastrophe.                                                                                                           Lyazid Khaber

 

 

 

Parc National du Djurdjura

 

Quel avenir pour la faune ?

 

 

 

Le Djurdjura, l’une des grandes montagnes d’Algérie comprenant le parc National du même nom qui s’étend sur une superficie de 18550 ha, se trouve à l’heure qu’il est sujet à diverse dégradations de son environnement. C’est du moins ce qu’on peut constater de visu, car, pour certains fonctionnaires exerçant au niveau de ce parc, le pire est à craindre pour les années à venir , notamment pour le devenir de la faune. Cette dernière est sujettes à une véritable saignée, affirme-t-on. La dégradation de l’environnement immédiat de ces animaux, le manque d’eau et de nourriture ainsi que la déprédation qui fait ravage sont les maux auxquels la faune est soumise.

Sachant que la faune du Djurdjura est riche et diversifiée car comprenant la presque totalité des espèces animales du nord Africain.  Certaines espèces ont déjà cessé d’exister dans les parages ;on cite, le Mouflon à manchette (Ammotragus lervia) et l’Ours brun (Urus artos). Il est certes admis que ces espèces sont disparus depuis pas moins de 400 ans, mais d’autres, à l’exemple du lion existait là jusqu’au début du vingtième siècle. C’est ce qui est redouté pour certaines autres espèces dont on entend parler rarement, à l’exemple de l’Hyène rayée. Les autres espèces n’en font pas pour autant exception. Aucun animal n’échappe à la souffrance qui les menace d’extinction pure et simple. C’est le cas d’ailleurs, du chacal, du renard roux , de la mangouste, du porc-épic et de la genette. Le singe magot dont la présence est souvent remarquable, n’échappe pas pour autant à la règle car sa population à régressée considérablement. On estime actuellement le nombre d’individus de cette espèce à quelques 1500 seulement, alors que nos sources affirment qu’il n’y a pas quelques années seulement ; ce nombre était beaucoup plus supérieur.

En somme, une attention particulière doit être accordée à ces animaux dont le rôle joué dans l’équilibre naturel n’est plus à démontrer. Là, l’institution de centres d’études et de suivi des espèces naturelles est vivement recommandé pour mieux prévenir toutes circonstances pouvant engendrer des situations pour le moins regrettables.                                                                                      Lyazid Khaber  

publié par Lyazid Khaber publié dans : lyazid.khaber

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