Secteur sanitaire de M’chedallah
Consignes et circulaires rigoureusement appliquées
Tout compte fait des difficultés et des contingences quotidiennes auxquelles les responsables du secteur sanitaire de M’chedallah se trouvent confrontés, des efforts considérables sont toutefois fournis à tous les niveaux. En effet, et aucours d’une virée que nous avons effectué au niveau de l’hôpital de ladite ville, nous avons pu constaté de visu l’ordre et la discipline qui y règnent. Sous la bienveillance de Talah Makhlouf, directeur de l’établissement, tout porte à croire que la gestion est rigoureuse. Un suivi quotidien et permanent est ainsi opéré et les services sont fonctionnels selon les règlements en vigueur.
Il est certes des insuffisance remarquées notamment en matière de couverture sanitaire à l’échelle de tout le secteur, mais cela n’influe pas pour autant de façon négative sur le bon fonctionnement du service. La hiérarchisation des soins est dûment respectée, et les praticiens sont partagé selon les normes en vigueur dans le domaine. Avec 22 salles de soins réparties à l’échelle de toute la daïra, un centre de soin pour chaque commune et une polyclinique dotée de tout les moyens nécessaires, les responsables du secteur que nous avons rencontré, ne se plaignent pas pour autant que des perspectives sont déjà projetées pour renforcer le personnel déployé sur le terrain. Ainsi pour 110 000 habitant il y a actuellement 24 médecins généralistes sans compter les autres spécialistes et praticiens de diverses spécialités.
A cela s’ajoute un bloc opératoire, un centre de transfusion sanguine, un laboratoire d’analyses médicales et une pharmacie où tous les médicaments sont disponibles selon la demande enregistrée. Ainsi, et pour mieux gérer cette officine, un comité du médicament est dûment installé et travail directement sous l’œil bienveillant de la direction du secteur, avec en plus l’existence d’un stock de secours prévu pour parer aux éventuelles ruptures de livraison.
Pour ce qui est de la prévention ; des campagnes sont régulièrement organisées notamment au niveau des établissements sociaux-éducatifs. Des UDS (unité de santé) sont installés au niveau des établissements importants et qui travaillent en étroite collaboration avec les BHC (bureau d’hygiène communal). D’ailleurs, et selon les responsables de ce secteur, une campagne de consultation généralisée sera incessamment effectuée au niveau des établissements scolaires, juste après la rentrée en septembre prochain. Quant aux examens de dépistage, ils se font régulièrement au niveau du centre de transfusion de l’hôpital.
Sur un autre volet, et en plus des mesures d’hygiène observées avec rigueur au niveau de cet hôpital, il y a l’application stricte des consignes en matière de santé et particulièrement les circulaires ministérielles réglementant le fonctionnement du secteur. L’un des responsables que nous avons interrogé à ce propos nous dira que « la rigueur dans la gestion se traduit par l’application stricte de la réglementation, car for heureusement que les textes législatifs et/ou réglementaires ne sont pas ce qui manque ». Dans le même sillage, notre interlocuteur qui nous parle des mesures prises pour permettre un bon fonctionnement car estimant que « dans le domaine de la santé, on n’a pas le droit à l’erreur, et c’est la conscience qui fait le bon médecin ». Cependant, il se trouve que certaines dispositions réglementaires butent contre la réticence des patients. C’est d’ailleurs le cas de la dernière circulaire du ministère de tutelle interdisant l’introduction de toute nourriture ou literie dans l’enceinte de l’hôpital. Les responsables de cet hôpital ont affirmé que cette décision est mise en application depuis le 30 juin dernier, et la seule denrée tolérée à présent est l’eau minérale. Là on insiste sur le caractère préventif de cette disposition visant la diminution des cas de complication causées par les repas non diététiques introduits par les visiteurs.
Par ici on affirme que les agents de l’établissement ont été confrontés à une sorte de résistance, combien même passive, de la part des patients et de leurs parents qui usent de tous les subterfuges afin d’introduire certaines denrées dans l’ignorance des méfaits que cela puisse causer aux malades. Ainsi et pour mieux surveiller les aller et retour des visiteurs, les agents de sécurité de l’établissement demeurent sur le qui-vive durant toute la période que dure la visite. Quant à la literie, il n’y a que les draps qui sont tolérés dans cette hôpital, et ce pour ne pas toucher à la sensibilité des malades qui par préjugé refusent d’user des draps de l’hôpital.
Enfin, il est loisible de conclure que les conditions de séjour au niveau de l’hôpital de M’chedallah ne prêtent plus aux visions alarmistes et si on ne peut dire qu’elles encouragerons les gens à venir y séjourner, nous pouvons aisément dire que ceux qui y sont admis ne se plaindrons pas.
Lyazid Khaber